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Disputes et rivalités : les conseils qui aident vraiment à réduire les conflits

· L'aider à grandir,Profiter ensemble

Il y a une différence majeure entre les parents d’enfants uniques et les parents qui ont plusieurs enfants : les disputes et rivalités.

Les disputes et rivalités entre frères et soeurs ne sont pas une fatalité et pourtant, peu de parents peuvent se vanter de n’y avoir jamais été confronté.

Alors quand ils confient leurs difficultés autour d’eux, ou lorsque d’autres adultes sont témoins de scènes de bagarres ou d’échanges de noms d’oiseaux, ils entendent de nombreux conseils qui se veulent tous rassurants.

« Tu sais ce qu’on dit : qui aime bien châtie bien »

« T’inquiète pas, ça leur passera »

« De toute façon, c’est pareil dans toutes les familles »

« C’est pas dramatique, au fond tu sens qu’ils s’aiment »

« Leur rivalité, c’est parce qu’à mon avis tu n’es pas assez équitable entre eux »

Et si ces conseils n’étaient pas si rassurants qu’ils en ont l’air ?
Et surtout, s’ils n’étaient pas si efficaces pour permettre aux parents de fratries de retrouver un quotidien paisible ?

Je me suis prêtée au jeu de questionner 4 conseils qu’entendent régulièrement les parents quand leurs enfants se disputent.

Dans cet article, je vous propose 4 alternatives vraiment utiles si vous voulez mettre fin aux disputes et rivalités entre vos enfants.

#1 « C’est partout pareil, ne t’inquiète pas »

C’est souvent rassurant d’entendre que nous ne sommes pas seuls à rencontrer telle ou telle difficulté dans notre quotidien avec les enfants.

Les partages entre parents sans faux-semblants nous évitent d’imaginer que tout est toujours plus facile chez les autres, sombrant dans la culpabilité de ne pas réussir ce que semblent réussir sans efforts.

Mais doit-on pour autant considérer les disputes et rivalités comme une fatalité parce qu’elles ont lieux dans tant d’autres familles ?

Toutes les disputes ne sont pas évitables mais elles ne sont pas une fatalité pour autant.

Pourquoi se faire une raison si les cris et les chamailleries vous empêchent de préserver la sérénité dont vous avez besoin dans le quotidien avec vos enfants ?

Si les disputes de vos enfants vous font perdre patience, crier à votre tour et regretter la brusquerie de vos geste quand il faut les séparer, alors ça vaut le coup de regarder plus loin que chez le voisin !..

Mon conseil de coach parentale : « Ça vaut le coup de changer ce qui te tient à coeur pour ta famille et ton quotidien »

#2 « Ça n’est pas si dramatique : tu vois bien qu’au fond ils s’aiment »

Les parents qui évoquent les disputes ou rivalités entre les enfants partagent souvent la même crainte : que leurs enfants ne s’aiment pas (ou ne s’aiment plus).

Mais peut-on se rassurer simplement en se répétant « Qui aime bien châtie bien » ?

Pourquoi les disputes seraient-elles moins préoccupantes si les parents sont rassurés de l’affection que se portent leurs enfants ?

Est-ce parce que beaucoup établissent le raccourci « ils s’aiment donc je suis un bon parent » ou « ils se déchirent donc j’ai tout râté » ?

Je ne peux m’empêcher de penser que savoir que nos enfants s’aiment devrait être une raison de plus de leur apprendre à prendre soin l’un de l’autre.

A trop s’attacher à ce qu’ils s’aiment à tout prix, on peut courir le risque de les priver d’autres choses. Les disputes sont autant d’occasions de les accompagner dans des apprentissages précieux pour leur vie d’adultes :

  • gérer les désaccords sans en venir aux mains, 
  • apprendre l’empathie en écoutant le point de vue de l’autre,
  • Exprimer ses sentiments sans faire de tort à l’autre, …

Des apprentissages que beaucoup d’adultes d’aujourd’hui cherchent à développer pour réussir dans leur vie professionnelle et s'épanouir dans leur vie personnelle ;-)

Mon conseil de coach parentale « Autorise-les à ne pas s’aimer mais (si c’est important pour toi aussi), impose et enseigne le respect ».

#3 « C’est de leur âge, ça leur passera »

En tant que parent, il est très précieux d’avoir des repères sur ce qu’on peut attendre de nos enfants et à quel âge. Cela permet de sortir de « bras de fer » qui s’avèrent stériles tant que l’enfant n’a pas acquis ou développé les capacités de faire autrement. De ce point de vue, cela n’aurait pas de sens de reprocher à des enfants de 3 ou 4 ans de ne pas être capables de résoudre chaque désaccord de façon pacifique !

Cela signifie-t-il pour autant que nous n’avons pas de rôle à jouer dans leurs apprentissages et que les choses vont se faire naturellement ?

Jouer aux arbitres à longueur de journée n’est pas satisfaisant pour les parents mais ne pas intervenir parce que « ça finira bien par leur passer » n’est pas la seule alternative.

Et si l’on entend souvent que cela vaut la peine de laisser des enfants en conflit trouver leurs propres solutions, il faut néanmoins garder à l’esprit que, surtout dans les premières années, cela nécessite l'accompagnement de l’adulte. C’est lui qui pourra ouvrir des pistes, rappeler des expériences précédentes (avec un dénouement heureux) ou permettre d’expérimenter de nouvelles stratégies à mesure que les enfants grandissent.

Mon conseil de coach parentale : « Tes interventions peuvent faire de chaque dispute une nouvelle occasion d’apprentissages »

#4 « Ils ne faut pas que tes enfants voient de différences »

Beaucoup d’adultes s’imaginent que les disputes et rivalités sont liées à des situations dans lesquelles un enfant est lésé ou privilégié par rapport à l’autre. Une façon de résoudre les difficultés liées à ces déséquilibres serait alors de rétablir une certaine égalité ou a minima l’équité entre les enfants.

Et si au contraire, « faire des différences » était une solution plus efficace ?

Quand des rivalités se sont développées sur la base d’inégalités ou d’injustices perçues par un enfant de la fratrie, les parents sont tentés de rentrer dans le jeu des comptes et des vérifications.

Mais combien s’épuisent à justifier, vérifier, rendre des comptes sur le temps passé avec l’un ou l’attention accordée à l’autre ? À comparer, vérifier que les deux moitiés du cookie sont bien identiques ? À systématiquement offrir un cadeau à chaque enfant en même temps ?

Cette croyance qu’il faudrait « faire pareil » est non seulement une source d’épuisement quand nos journées ne font que 24h, mais surtout elle s’avère inefficace pour régler les conflits et rivalités.

L’apaisement des conflits vient plus souvent quand les parents s’intéressent aux besoins de chacun de leurs enfants plutôt que de chercher à « faire pareil ». C’est ce que nous invitent à faire A. Faber et E. Mazlish pour consacrer notre énergie non plus aux conflits, mais à démontrer à chacun de nos enfants que nous accordons la même importance… à nourrir leurs besoins individuels.
Plutôt que de vérifier que chacun a une moitié égale du cookie, cela permet de se préoccuper que la faim de chacun soit satisfaite.

Mon conseil de coach parentale, que j’emprunte à ces auteures : « Faire pareil, c’est donner moins ».

Et chez vous ? Quels quels sont les conseils qui vous aident le plus face aux disputes de vos enfants ?

Pas envie que ça s’arrête là ?

L’auteure. Je suis Céline Syritellis et je m’adresse aux parents qui sont fatigués de crier sur leurs enfants. Je leur propose des solutions personnalisées pour les aider à retrouver un quotidien paisible et construire avec leurs enfants une relation riche et solide.
Découvrez ici les accompagnements que je propose avec Paizi.

Crédit photo : Jelleke Vanooteghem pour Unsplash

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