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[COUPLE & EDUCATION] Comment changer ses réactions pour plus de bienveillance envers nos enfants ?

· Être parent,Question d'education

Votre conjoint.e réagit plus souvent que vous ne l’aimeriez par des cris ou des gestes brusques ?

Les menaces et les punitions sont ses réflexes quand les enfants ne se comportent pas comme il/elle le souhaiterait ?

Comment réagir quand on voit son/sa conjoint.e agir de façon contraire à ce qu’on souhaite pour nos enfants ?

Dans cet article j’aborde la situation que vous êtes nombreux à partager avec moi : celle d’un parent qui regrette que son/sa conjoint.e ne soit pas davantage patient.e, calme, compréhensif.ive ou empathique.
En un mot, que l’autre parent ne soit pas davantage bienveillant !

Pour vous répondre, je vous inviterai à sortir d’un débat sur les « méthodes » d’éducation (opposant les partisans de la méthode « à l’ancienne » à ceux de l’éducation « positive ») pour adopter une réaction plus vertueuse, et qui sera en cohérence avec vos convictions sur la bienveillance.

J’irai droit au but.

Pour un parent convaincu des bienfaits de la bienveillance pour ses enfants, il n’y a qu’une façon, aussi évidente qu’incontournable de réagir dans ces situations : agir avec la même bienveillance pour son/sa conjoint.e que pour ses enfant !

Je vous explique pourquoi, et je vous donne 3 façons d’intervenir quand on est un parent convaincu des bienfaits de la bienveillance.

Pourquoi ça vaut le coup de chercher à intervenir avec bienveillance envers votre conjoint.e aussi ?

Il n’y a qu’une façon, aussi évidente qu’incontournable de réagir dans ces situations : avec bienveillance.

Voici aux moins 2 raisons de tenir le cap de la bienveillance ;-)

Parce qu’en condamnant l’autre, vous avez moins de chances de changer les choses

Lorsque vous entendez votre conjoint.e crier sur votre enfant et/ou le menacer ; lorsque vous le voyez utiliser des gestes brusques, il sera inutile d’utiliser ces mêmes méthodes pour le convaincre : menaces, condamnation, reproches, … !
Ce peut être très difficile, surtout pour les parents qui ont connu cela enfant et voudraient l’épargner à leur enfant. Mais intervenir en dénigrant, menaçant ou condamnant l’autre a peu de chance de produire l’effet que vous en attendez (excuses, remise en question, changement, …).

 

En intervenant sans bienveillance, on risque de placer l’autre en porte-à-faux et on rend difficile une discussion constructive. Par la suite, le débat risquerait de rester sur votre façon d’intervenir plutôt que sur ce qui vous a conduit.e à réagir…
Comme avec les enfants, on ne change pas un comportement d’un autre adulte en le faisant se sentir en échec, remis en cause ou honteux.

« D’où vient cette idée folle que pour qu’un enfant se conduise mieux, il doit d’abord se sentir dévalorisé ? » Jane Nelsen

Quelqu’un a-t-il déjà réussi à vous motiver à changer en essayant d’abord de vous rabaisser ou en vous prenant à défaut ?

Quelle a été votre réaction ? Vous êtes-vous dit « Mais oui, c’est évident, il a raison, je vais m’améliorer ! » ou plutôt « Mais pour qui il/elle se prend ? Si c’est ça je laisse tomber ! » ?

Même lorsqu’il s’agit d’échanges entre adultes, je ne peux que vous inviter à respecter le premier des 4 accords toltèques : « Que ta parole soit impeccable », comme je le faisais dans cet article ou en conclusion de ce podcast.

 

Il n’est pas question de traiter votre conjoint.e comme un.e enfant.

Simplement de lui réserver la même bienveillance que celle dont vous essayez de faire preuve pour vos enfants.

Parce que votre conjoint.e aurait peut être lui/elle-même aimé faire autrement

Les parents sont de plus en plus nombreux à acquérir une nouvelle langue : celle des émotions.
La plupart d’entre eux ne l’ont pas apprise enfant (question de génération) mais sont soucieux de l’apprendre avec leurs enfants.

Beaucoup savent maintenant décrypter le mécanisme émotionnel qui se met en place dans le cerveau d’un tout petit qui n’obtient pas ce qu’il veut.

Et ce mécanisme se produit également dans le cerveau de nombreux adultes !

Un adulte qui prend la voie des cris, des menaces ou des gestes brusques est souvent un adulte qui aimerait faire autrement... mais n’y arrive pas !

Face aux comportements de leurs enfants qui ne font pas ce qui est demandé, s’énervent ou refusent de manger, certains parents ont plus de difficultés garder leur calme.
Réagir avec patience et empathie dans des situations qui génèrent en eux un sentiment d’impuissance et de perte de contrôle leur est très difficile. Surtout si l’éducation qu’ils ont reçue ne leur a pas permis de muscler leur capacité à réguler les émotions...

Quand les difficultés durent ou s’enchaînent (au hasard, pendant le créneau « bain-repas-coucher » du soir ! ), l’inconfort lié au sentiment d’être démuni déclenche une véritable réaction de stress. Les réactions de violence qui en résultent parfois sont en réalité des réactions subies, dictées par un mécanisme de défense.

La question n’est pas de savoir si ces éclairages rendent plus acceptable ou non ces réaction envers nos enfants. Mais elles nous invitent à choisir la voie la plus approprié pour y répondre.

Une éducation bienveillante ne prend réellement son sens que si la bienveillance est accordée à tous, pas seulement les enfants !

Tentons d’en faire preuve en cas de désaccord, surtout si les enfants nous observent !

3 façons d’intervenir avec bienveillance.

#1 Prendre le relais.

Si vous percevez que la réaction de votre conjoint.e est dictée par l’agacement et la frustration de se sentir démuni, prendre le relais pourra apporter un soulagement à tous, enfants comme adultes !
Une seule condition : le faire sans adresser au passage un regard réprobateur au passage à votre conjoint.e.

#2 Verbaliser pour l’enfant.

Quand vous ressentez très fort ce regret que votre enfant vive une situation que vous auriez tant aimé lui épargner, la verbalisation de la situation est un recours précieux pour lui/elle.

Les événements difficiles de la vie de nos enfants ne laisseront pas la même empreinte si des mots justes ont pu être posés dessus.

Une seule condition : les mots que vous poserez sur cette situation ne devront pas mettre l’autre parent en porte à faux.
Ce pourrait être par exemple : « Je crois que papa/maman crie/t’as attrapé fort parce qu’il ne se sent pas écouté alors qu’il a demandé trois fois la même chose… » et poursuivre en suscitant la coopération de l’enfant par d’autres leviers (confiance, prise d'autonomie, motivation intrinsèque, …).

#3 Prendre votre conjoint.e dans vos bras.

Du point de vue du fonctionnement du cerveau, il est possible de déclencher un mécanisme qui permettra d’enrayer le stress qui entraîne des réactions agressives ou violentes.
Prendre l’autre dans ses bras, poser sur lui un regard tendre et affectueux, et tenir assez longtemps pour que la tendance s’inverse, serait donc une attitude vertueuse envers son/sa conjoint.e qui a crié, menacé ou bousculé.
Aussi efficace qu’elle puisse sembler à l’écran d’un IRM, cette technique n’est pourtant pas toujours facile à mettre en oeuvre, surtout pour ceux qui ne sont pas encore les « maître Yoda » des émotions ;-)

Mais des parents qui parviennent à l’appliquer avec leurs enfants submergés par leurs émotions gagneraient à la tenter avec leur conjoint.e.

À défaut de trouver comme intervenir avec bienveillance, la meilleure option sera parfois… de ne pas intervenir ! Ce serait ajouter de l’inconfort à celui créé par la réaction que vous condamnez. Cela n’empêche pas d’en reparler « à froid »…

Bien entendu, quand ce qui est en jeu c’est l’intégrité physique et psychique d’un enfant, s’interposer avec le plus de calme possible restera la seule option.

Et chez vous ? Quelles sont les situations qui génèrent des désaccords ? De quelle façon réagissez-vous ?

Pas envie que ça s’arrête là ?

  • Vous êtes nombreux à évoquer avec moi la question du quotidien avec un conjoint ou des proches qui ne partagent pas la même approche éducative (sous entendu, celle de la bienveillance). Cet article est le premier d’une série que je prépare sur le thème des désaccords autour de l’éducation.
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  • Le respect et la bienveillance vous tiennent à coeur ? Découvrez la meilleure façon de transmettre ces valeurs à vos enfants et comment les préserver malgré les disputes et rivalités entre frères et soeurs.

L’auteure. Je suis Céline Syritellis et je m’adresse aux parents qui sont fatigués de crier sur leurs enfants. Je leur propose des solutions personnalisées pour les aider à retrouver un quotidien paisible et construire avec leurs enfants une relation riche et solide.
Découvrez ici les accompagnements que je propose avec Paizi.

Crédit photo : Pexels

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