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"Pourquoi les colères de mon enfant me rendent dingue ?"

· Être parent

« C’est plus fort que moi, à chaque fois qu’il est en colère, je me force à rester calme… et puis je me mets à crier plus fort que lui »

« Ça me rend dingue : elle peut piquer une crise pour un détail, et à chaque fois je ne m’y attends pas du tout… »

Est-ce que vous aussi les colères de votre enfant sont le meilleur moyen… de vous mettre en colère ?

Avez-vous déjà vécu ce phénomène d’escalade qui vous entraîne dans le même état que votre enfant ?

Si c’est votre cas, décrypter ce phénomène de réactions en chaînes vous sera précieux pour découvrir comment accueillir sereinement les émotions fortes de vos enfants.

Dans cet article, je partage avec vous 3 croyances autour des colères de votre enfant qui vont feront à coup sûr monter dans les tours si vous n’y prenez garde.

Découvrez-les et surtout… déjouez-les !

Croyance #1 : Il faut éviter les situations qui déclenchent sa colère

Si vous avez déjà essuyé plusieurs épisodes de grosses colères avec votre enfant, peut être en êtes vous arrivé.e à appréhender ces colères.

Peu à peu, sans forcément vous en rendre compte, vous avez pris l’habitude d’éviter les situations qui déclenchent ces réactions émotionnelles très fortes, face auxquelles vous vous sentez démuni.e.

Peut-être avez vous tendance à supporter des contraintes supplémentaires dans votre quotidien comme changer votre organisation : faire un détour pour ne pas passer devant la boulangerie et revivre la même « crise », renoncer à des sorties en famille, ... ?

Peut-être avez-vous commencé à dire « oui » plus souvent que vous ne l’aimeriez, à un achat ou à un temps d’écran plutôt que subir la colère de votre enfant ?

Le problème avec cette « stratégie » est double :

  • D’abord, il est sans garantie de succès. Malgré vos précautions, vous n’aurez pas toujours assez de maîtrise sur les événements pour vous assurer un quotidien sans heurts.
  • Ensuite, vous risquez de créer des attentes comme « j’ai dit ‘oui’ pour telle ou telle chose, il/elle me le rendra plus tard » ou « j’ai été cool sur ce coup là, il/elle va l’être au moment d’enchaîner bain/repas/coucher ». 

Le phénomène décrypté :

Donc, si malgré tous vos efforts, une situation déclenche la colère de votre enfant, vous serez d’autant moins à même de l’accompagner sereinement que …

1) …vous aurez dépensé déjà beaucoup d’énergie à l’éviter, mais sans succès :-(

Et 2) …que vous ressentirez très fort le sentiment d’injustice en pensant des choses comme « après tout les efforts que je fait, il pourrait m’épargner la crise! ».

Le cocktail idéal pour exploser à votre tour :-(

Croyance #2 Mon enfant doit avoir une bonne raison de se mettre en colère

Nos enfants ont mille raisons d’être en colère. Parfois les raison nous échappent ou alors nous ne les comprenons pas (« Quoi ? Pour une histoire de gommette ??!! »). C’est que nos perceptions du monde ne coïncident pas nécessairement !

Petite voiture égarée, dessin râté, grand frère rentré en premier dans la voiture… Ces petits tracas nous paraissent souvent bien dérisoires de notre point de vue d’adulte. Ils sont pourtant au centre de leur vie à eux !

En tant qu’adulte, votre capacité à accueillir les colères de votre enfant est peut être indexée sur votre capacité à les trouver compréhensibles, justifiées ou proportionnées.

Le phénomène décrypté :

Si vous estimez légitime ce qui a déclenché la colère de votre enfant, vous aurez naturellement plus de patience pour l’accompagner.

En revanche, si le motif qui l’a déclenché vous échappe, ou (pire!!) s’il ne vous paraît pas justifié, votre réserve de patience retombe à zéro.

Votre incompréhension face à ses colères entame votre capacité à les accompagner.

Croyance #3 Je dois réussir à calmer mon enfant

Troisième croyance qui peut expliquer votre explosion face aux colères de votre enfant : croire que vous devez réussir à calmer votre enfant.

C’est-à-dire la croyance que vous pouvez (voire devriez) intervenir avec efficacité sur ses colères. En un mot, les arrêter.

Et si ce matin-là, vous étiez justement déterminé.e à rester calme… il y a de fortes chances pour que vos bonnes résolutions volent en éclats. C’est ce que j’expliquais dans cet article : ces mamans qui nous semblent d’un calme à toute épreuve (celle du sketch de Florence Foresti) n’ont pas décidé d’être calmes. Et c’est en partie pour cette raison que ça fonctionne…

Le phénomène décrypté :

Cette croyance vous joue des tours parce que quand vos gestes, vos mots, votre patience ne suffisent pas à arrêter la colère de votre enfant, vous sentez monter en vous un sentiment d’échec (« je n’ai pas réussi ») et d’impuissance (« je n’ai pas de moyen de changer les choses »), deux sentiments qui viendront alimenter… votre propre colère !

Vous ne détenez pas de télécommande pour arrêter les colères de votre enfant.

Et vous ? Qu’avez vous remarqué de vos réflexes face aux colères de votre enfant ?

Pas envie que ça s’arrête là ?

L’auteure. Je suis Céline Syritellis et je m’adresse aux parents qui sont fatigués de crier sur leurs enfants. Je leur propose des solutions personnalisées pour les aider à retrouver un quotidien paisible et construire avec leurs enfants une relation riche et solide.
Découvrez ici les accompagnements que je propose avec Paizi.

Crédit photo : Vance Osterhout pour Unsplash

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