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Mon enfant pleure quand on se sépare : qu’est-ce qui peut vraiment le rassurer ?

Ce qui rassure vraiment un enfant dans une séparation difficile, même (surtout!) quand il pleure.

8 janvier 2026

❝ Est-ce qu’un enfant doit aller bien pour être en sécurité ? ❞

« Mon enfant pleure quand on se sépare… est-ce que je dois l’aider à arrêter pour qu’il se sente en sécurité ? »

« S’il pleure beaucoup, est-ce que ça veut dire qu’il ne va pas bien ? »

Et au fond, cette question que beaucoup de parents se posent sans toujours la formuler : est-ce qu’un enfant doit aller bien pour être en sécurité ?

S’il y a une situation que beaucoup de parents vivent comme un vrai déchirement,

ce sont bien les séparations difficiles.

Ces moments où l’enfant pleure, s’accroche, crie parfois, et où, nous, on ressent quelque chose de très physique : le cœur serré, parfois même le cœur brisé.

À ce moment-là, la souffrance de l’enfant devient aussi la nôtre.

Pourquoi les séparations sont si difficiles… pour tout le monde

Quand je parle de souffrance ici, je ne parle ni de traumatisme, ni de danger grave,

mais d’un ressenti émotionnel intense.

Et si on regarde les choses avec honnêteté, comme on n’aime pas souffrir,

on cherche naturellement à faire cesser la souffrance de notre enfant.

Pas parce qu’on ne le supporte pas.

Mais parce que sa souffrance nous fait souffrir.

Laisser un enfant pleurer vient toucher des questions très profondes :

Est-ce que j’ai été assez rassurant ?

Est-ce que je passe à côté de quelque chose d’important pour lui ?

Et le chemin le plus court pour apaiser ce malaise,

c’est souvent d’essayer de faire cesser l’émotion de l’enfant.

Laisser un enfant pleurer vient toucher des questions très profondes :

Est-ce que j’ai été assez rassurant ?

Est-ce que je passe à côté de quelque chose d’important pour lui ?

Et le chemin le plus court pour apaiser ce malaise, c’est souvent d’essayer de faire cesser l’émotion de l’enfant.

Le réflexe logique des parents… et pourquoi ça coince

Quand un enfant pleure au moment de la séparation, ce qu’on cherche d’abord à faire cesser, ce sont les pleurs.

Les gestes par lesquels il s’accroche.

Toute cette scène qui nous serre le cœur.

Et très souvent, les enfants ne demanderaient pas mieux. Parfois même, ils promettent :

« Demain, je ne pleurerai pas ! »

Récemment, je recevais en consultation des parents dont la fille vivait des séparations très difficiles depuis l’annonce de l’arrivée d’un deuxième bébé.

Leur inquiétude était claire : « Si elle pleure autant, c’est qu’elle ne se sent pas en sécurité. »

Alors toute l’énergie était mise sur un objectif très compréhensible : faire en sorte que la séparation se passe mieux, avec moins de pleurs, moins de déchirements, dans l’espoir que, quand elle ne pleurerait plus, elle se sentirait enfin en sécurité.

Ce qui rassure vraiment un enfant

ce n’est pas que les pleurs s’arrêtent.

C’est d’avoir quelqu’un qui le comprend quand il pleure parce que c’est difficile,

parce qu’il est triste de se séparer des personnes qu’il aime le plus au monde : ses parents.

Le problème n’est pas que l’enfant pleure.

Le problème, c’est quand l’enfant sent que ses pleurs deviennent un problème.

Quand il sent que ce serait plus simple s’il pleurait moins. Alors il promet :

« Demain, je serai calme. »

Et comme éviter la séparation lui semble être la seule façon d’éviter cette tristesse,

il demande parfois : « Ne me laisse pas !!! » (pour que je ne sois pas triste).

Accueillir l’émotion : simple, mais puissant

Face à ces situations, beaucoup de parents cherchent la bonne phrase, le bon rituel, la bonne astuce qui ferait disparaître les pleurs.

Et quand ça ne marche pas, la pression monte, l’agacement aussi et avec lui la culpabilité et le sentiment d’échec.

Dans ce contexte, renoncer à faire en sorte que l’enfant ne pleure pas est souvent ce qui permet d’apaiser la situation.

Il a besoin de sentir que ses émotions ne font pas peur à l’adulte.

Accueillir l’émotion, ça n’est pas dire mécaniquement « Oui, je comprends »,

mais dire avec une vraie empathie : « Oui… c’est dur de se séparer quand on s’aime fort.

Viens me voir »

Je sais que ça peut paraître un peu contre-intuirif mais essayez une fois.

Laissez cette phrase agir quelques secondes et vous verrez qu'il se passe souvent quelque chose : un léger infléchissement.

Les petits coups de pouce qui deviennent efficaces

Quand l’émotion est accueillie, les petits coups de pouce prennent tout leur sens.

  • ...

Avoir prévu que ça peut être difficile, et savoir ce qui se passera si ça l’est, c'est ce qui crée un cadre de sécurité très puissant.

Et oser partir, même quand c’est dur, envoie également un message implicite extrêmement rassurant : “Tu es en sécurité. La preuve : je peux partir même quand c’est difficile.”

Quand on autorise les larmes

J'ai vu s'apaiser un grand nombre de situations dans les familles quand on a autorisé les enfants à pleurer.

On autorise les larmes, on les reconnaît et paradoxalement, c’est souvent quand on n’a plus cherché à les éviter qu’elles deviennent moins fréquentes et moins intenses.

c’est votre enfant que vous rassurez vraiment.

🎥 Retrouvez la vidéo complète ici

Si ces situations vous parlent, c’est parce que je les rencontre très souvent dans mon travail auprès des familles.

Je suis Céline Syritellis, et j’accompagne les parents qui souhaitent retrouver un quotidien plus PAIZible ;-)

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